En voie d’extinction

Les espèces exposées à un risque élevé de disparition sont regroupées sous les termes d’« espèces menacées » ou d’« espèces en voie d’extinction ».

L’expression « espèce menacée » ou « espèce en voie d’extinction » désigne les espèces qui présentent un risque élevé de disparition à court ou moyen terme. Les causes sont multiples, mais l’activité humaine en constitue la principale source. Voici une liste non exhaustive des causes :

La destruction des habitats naturels
Pour étendre les zones urbaines et agricoles, l’homme dégrade ou détruit les habitats des espèces, les forçant à quitter leur environnement naturel et, parfois, à se retrouver sans refuge.

La pollution des eaux
La pollution provient à la fois des déchets, en particulier le plastique, et des substances chimiques comme les pesticides.

 

Selon l’UICN, à Gland, Suisse, le 8 janvier 2025, la plus grande évaluation mondiale des animaux d’eau douce a révélé que 24 % des espèces de poissons, libellules, crabes, écrevisses et crevettes d’eau douce sont exposées à un risque élevé d’extinction.

Le braconnage
Il s’agit de la chasse ou de la pêche illégale d’animaux protégés par la loi. Le braconnage constitue l’une des causes majeures de disparition des espèces.

Le réchauffement climatique
Bien que l’effet de serre soit un phénomène naturel, son amplification est causée par les activités humaines, telles que la production d’énergie, la combustion de carburants, la déforestation, l’agriculture, l’élevage et la pollution des océans.

Certains animaux sont directement affectés, comme les ours polaires, dont l’habitat de glace fond progressivement.
Les phoques, principale source de nourriture des ours, migrent vers des zones plus favorables, laissant certains ours affamés errer à la recherche de nourriture.

La surexploitation
La surpêche illustre bien ce phénomène. Elle survient lorsqu’une trop grande quantité de poissons d’une espèce est capturée, empêchant
la
reproduction suffisante pour maintenir une population stable.

La surpêche menace non seulement la biodiversité marine mais aussi les écosystèmes et les habitats, essentiels au climat, à la qualité de l’air et de l’eau. Certaines espèces protégées, comme certains requins, raies et tortues marines, peuvent être capturées accidentellement. La disparition de prédateurs comme les requins peut provoquer un effet domino sur l’ensemble de la chaîne alimentaire, perturbant l’équilibre écologique.

Les zoos modernes contribuent à la protection de la biodiversité à travers trois actions principales :

La conservation in situ protège les espèces directement dans leur milieu naturel grâce à des projets de terrain ou des levées de fonds.

La conservation ex situ se fait en dehors de ce milieu, dans des zoos, parcs animaliers ou aquariums, notamment via l’élevage en captivité pour sauver les espèces menacées.

Enfin, la réintroduction permet de relâcher certains animaux dans la nature, même si cette étape reste difficile à cause des problèmes d’adaptation et de la dégradation des habitats. 

Ces actions de conservation ont ainsi pour but de protéger la biodiversité, d’éviter l’extinction des espèces et de préserver les écosystèmes. Elles permettent aussi de maintenir l’équilibre naturel et d’aider les espèces à s’adapter aux changements. 

Cependant, l’implication des zoos dans la conservation varie fortement. Selon l’ONG Born Free, seulement 17 % des espèces présentes dans 25 zoos français étudiés figurent sur la liste rouge de l’UICN (inventaire mondial de l’état de conservation global des espèces végétales et animales), et à peine 16 % participent à des programmes européens de reproduction en captivité.

De manière générale, les espèces menacées représentent en moyenne seulement 19 % des animaux exposés

Les grands zoos membres de l’EAZA (groupement de parcs animaliers, zoologiques et aquariums qui mettent en place des programmes de reproduction et d’élevage d’espèces animales en voie de disparition) participent davantage à la conservation. 

Ils financent également des projets sur le terrain, pouvant atteindre jusqu’à 50 % d’espèces menacées ou intégrées à des programmes de reproduction.

À l’inverse, les petits zoos rencontrent davantage de difficultés pour mener à bien ces missions. 

Enfin, la réintroduction des animaux reste limitée, car ceux élevés en captivité sur plusieurs générations peuvent perdre certaines caractéristiques génétiques et s’adaptent difficilement à la vie sauvage. Ainsi, le rôle des zoos reste contrasté et dépend fortement de leurs ressources, de leur taille et de leur engagement dans des programmes coordonnés.